Revue des marchés de janvier 2026
Canada Vie - 5 février 2026
January markets reflected shifting trade dynamics, persistent inflation, and rising global risk – all building pressure beneath the surface. Geopolitics, central bank decisions and energy markets contributed to the tremors shaping the investment land
Introduction
Les marchés boursiers mondiaux ont progressé en janvier. Les tensions entourant la question du Groenland se sont apaisées, ranimant l’espoir pour l’activité économique internationale puisque les menaces tarifaires entre les États-Unis et l’Union européenne (UE) ont été levées. L’enthousiasme pour les titres de l’intelligence artificielle a perduré.
La Banque du Canada et la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) ont maintenu leurs taux d’intérêt directeurs en janvier, tout en reconnaissant que les tensions géopolitiques pourraient mettre à mal les conditions économiques des deux pays. Au Canada, le marché de l’emploi semble s’être stabilisé. Aux États-Unis, le taux de chômage a baissé à la fin de 2025. Tel qu’il a été rapporté en janvier, la Chine a renoué avec l’expansion au quatrième trimestre, mais moins qu’au trimestre précédent.
L’indice composé S&P/TSX a grimpé jusqu’à établir un nouveau record. Le secteur qui a le mieux fait a été celui de l’énergie. Les actions états-uniennes ont monté. Le rendement des obligations gouvernementales à 10 ans du Canada est resté le même et celui des bons du Trésor des États-Unis a augmenté. Le pétrole et l’or ont coûté plus cher en janvier. Notamment, l’or, de même que l’argent et le cuivre ont atteint un sommet inégalé.
Le Canada et la Chine parlent de commerce
Afin de diversifier ses partenaires commerciaux et de réduire sa dépendance envers les États-Unis, le premier ministre canadien, Mark Carney, s’est rendu en Chine où il a rencontré le président Xi Jinping et divers chefs du gouvernement. Le commerce était à l’ordre du jour. La rencontre aurait été constructive. Les deux pays ont parlé d’augmenter le commerce de produits énergétiques et les investissements. Le Canada envoie d’ores et déjà plus de pétrole vers l’Asie. L’attention se tournera vers la construction d’un oléoduc permettant d’en envoyer davantage.
Les deux parties ont aussi réglé certains problèmes tarifaires. La Chine a accepté de réduire sa surtaxe sur le colza (canola) canadien pour ensuite reprendre ses achats prévus pour les prochains mois. Le Canada a diminué les droits de douane sur les véhicules électriques chinois. Si Carney y a vu un gain pour le Canada, d’autres n’ont pas partagé ce point de vue. Le président des États-Unis, Donald Trump, a dénigré l’arrangement et menacé d’imposer une surtaxe de 100 % sur les produits canadiens en cas d’entente commerciale avec le Canada. Il craint que le Canada devienne une porte d’entrée vers les États-Unis des produits chinois bon marché. Le Canada a répliqué qu’il ne s’agissait pas d’une entente commerciale en bonne et due forme, mais d’un arrangement destiné à résoudre des problèmes tarifaires antérieurs. Les marchés se demandent quelles incidences cela pourrait avoir sur la renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique qui doit avoir lieu cette année.
Les tensions géopolitiques entourant le Groenland, le Vénézuéla et l’Iran s’intensifient
L’intensification des tensions géopolitiques au début de 2026 a démultiplié l’incertitude touchant à l’économie mondiale, les marchés financiers et les prix des produits de base. Au début de janvier, les États-Unis se sont emparés du président vénézuélien, Nicolas Maduro. Le président Trump a par la suite déclaré que les États-Unis s’engageaient à relancer la production de pétrole de ce pays sud-américain. Il a ajouté que cela se ferait dans un premier temps sous sa responsabilité et que les profits iraient aux Vénézuéliens et aux États-Uniens.
Trump a également exprimé son désir de racheter le Groenland du Danemark. Depuis son entrée de l’an passé à la Maison-Blanche, le président Trump n’a cessé de vouloir prendre le contrôle du Groenland pour des raisons de sécurité internationale, mentionnant notamment la Russie et la Chine. Le Danemark et l’Union européenne se sont insurgés. Trump a alors menacé de frapper de droits de douane les pays membres de l’Union européenne qui s’opposeraient à ses volontés. L’UE a répondu qu’elle était prête à imposer ses propres tarifs de représailles.
Puis, les tensions ont semblé se calmer à l’occasion du Forum économique mondial pendant lequel Trump s’est entretenu avec Mark Rutte, le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Il semble y avoir une sorte d’entente autorisant les États-Unis à accroître sa présence militaire au Groenland et à construire son « dôme d’or » antimissile. Il n’a plus été question de tarifs. Pendant le mois, les protestations ont pris de l’ampleur en Iran, largement à cause des intenses pressions inflationnistes. Le régime iranien les a réprimées, au grand dam des États-Unis. Les tensions géopolitiques et l’incertitude économique mondiale ont poussé certains produits, comme l’or, l’argent et le cuivre, vers des hauteurs records. L’or, notamment, pourrait encore monter si l’incertitude économique, commerciale et géopolitique persiste.
Aux États-Unis, les indicateurs inflationnistes demeurent élevés au début de 2026
Aux États-Unis, les pressions inflationnistes demeurent élevées, et le taux d’inflation courant et l’indice des prix à la consommation personnelle (PCE) qui sont toujours au-dessus de la cible des 2 % de la Fed. Le taux annuel de l’inflation était de 2,7 % en novembre, tandis que le PCE — indicateur privilégié par la Fed pour mesurer l’inflation — était de 2,8 %. L’inflation de base reste forte.
Les consommateurs en ressentent aussi les effets, même s’ils continuent à dépenser. Selon le Conference Board, la confiance des consommateurs, minée par la hausse des prix, est à son plus bas depuis 2014. Ceux-ci affirment que le prix de l’essence, du pétrole et du panier d’épicerie compromet leur budget. La question de l’inflation divise la Fed.
Certains administrateurs croient que les pressions inflationnistes se relâchent et qu’il est donc temps d’abaisser encore les taux d’intérêt. D’autres croient au contraire qu’elle s’accroche et pourrait rester au-dessus de la cible pendant encore longtemps. À sa rencontre de janvier, la Fed a donc décidé de maintenir le taux cible de ses fonds fédéraux à 3,50 %–3,75 %, mettant ainsi fin à une suite de trois coupes consécutives. Le président de la Fed, Jerome Powell, a affirmé que le taux directeur répond adéquatement aux conditions économiques actuelles, tout en précisant que la Fed suivra de près l’influence des tensions géopolitiques et commerciales sur l’état de l’économie des États-Unis.
Le marché du pétrole pourrait enregistrer un important surplus
À cause des tensions géopolitiques et de l’incertitude économique, il est impossible en ce début de 2026 de prédire dans quelle direction évoluera le prix du pétrole. Selon une organisation, il pourrait y avoir un important surplus mondial. En fait, on le craint de plus en plus. Dans son rapport de janvier, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit que le marché mondial du pétrole accusera un surplus substantiel pendant le premier trimestre de 2026.
Cette situation est due en grande partie au fait que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+) a relevé sa production au deuxième semestre de 2025 et en janvier 2026. À la fin de 2025, l’OPEP+ avait dit vouloir mettre sur pause le rehaussement de sa production, car elle voyait un surplus se former. Les États-Unis, le Guyana et le Brésil ont également augmenté considérablement leur production.
L’AIE prévoit que l’offre excédera la demande de 4,25 millions de barils par jour. L’organisation n’a toutefois pas précisé que l’offre pourrait subir des pressions, comme en Iran où les tensions sont fortes. Et même si le Vénézuéla entrevoit d’accroître sa production, cela risque de ne pas avoir beaucoup d’effet sur l’offre à court terme. Pour sa part, le gouvernement canadien cherche à exporter davantage de pétrole vers des pays comme la Chine et l’Inde, ce qui pourrait faire contrepoids aux pertes. Le prix du pétrole a monté en janvier.




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